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Gaëlle Bénizé-Thual et Saint-Nazaire Ensemble s’engagent pour des cantines sans nitrites.

Avec des élu·e·s et candidats de toutes la France, parmi lesquels figurent notamment le maire de Grenoble Eric Piolle et la maire de Paris Anne Hidalgo, Gaëlle Bénizé-Thual fait partie des 27 premiers signataires de l’appel national pour la mise en place de cantines sans nitrites publié dans le JDD ce dimanche.

Le développement du bio et des circuits courts dans la restauration scolaire figure déjà au sein du programme de Saint-Nazaire Ensemble. Le programme prévoit également à travers l’audit et les programmes de rénovations des bâtiments scolaires, une attention particulière à ce qu’un cadre permettant des conditions de déjeuner sereines et tranquilles soit assuré à nos enfants.

Cette prise de position témoigne une nouvelle fois de notre engagement pour la qualité, sanitaire, nutritive et écologique de la restauration scolaire. 

Le texte de la tribune publiée dans le JDD

Élus Maires, nous mettrons en place des « cantines sans nitrites » !

L’Organisation Mondiale pour la Santé (OMS) a classé en 2015 la charcuterie industrielle comme agent cancérigène pour l’homme. Il s’agit du seul aliment de consommation courante à être considéré comme tel ! Selon l’OMS, chaque portion de 50 grammes de charcuterie consommée tous les jours augmente le risque de cancer colorectal de 18 %. En France, 4 000 cas de cancer colorectal sont attribuables à la charcuterie nitrée. 

Le livre Cochonneries du lanceur d’alerte Guillaume Coudray de 2017 a permis une prise de conscience d’une partie de la population et a obligé certains industriels à proposer des gammes de charcuterie sans nitrites dans les supermarchés. Pourtant, à ce jour, aucune règlementation au niveau français et européen n’est venue interdire l’utilisation des nitrites dans la fabrication de la charcuterie ou même inciter les industriels à changer leur modèle de production par des évolutions des normes ou par une taxation complémentaire. 

L’Assemblée nationale a repoussé une initiative parlementaire visant à mettre en place une taxe modique sur les sels nitrités dans la charcuterie – 10 centimes / kilo -, qui aurait pu permettre d’accélérer la transition. Partout sur le territoire, des entreprises françaises de toute taille savent produire de la charcuterie sans nitrites. Nous ne ferons pas ici la promotion de telle ou telle marque mais nous savons qu’il est aisé de remplacer la charcuterie nitrée par une charcuterie sans nitrites. 

Dans nos communes, nous servons chaque année 144 repas par an aux 6 millions d’enfants inscrits dans nos écoles maternelles et primaires. Nous avons le devoir d’arrêter de cuisiner des aliments qui nuisent à la santé de nos enfants. Nous pouvons utiliser la commande publique pour faire changer l’offre alimentaire, comme nous avons réussi à imposer des quotas de produits issus de circuits courts et de l’agriculture biologique dans nos cantines pour transformer le modèle agricole.

Afin que les modèles de production changent plus rapidement, nous avons donc décidé de nous engager à fournir nos cantines uniquement avec de la viande non nitrée. Certains d’entre nous seront capables de supprimer cette viande nitrée dès le début de leur mandat car ils maîtrisent leur approvisionnement et fabriquent les repas dans nos cantines. Les autres exigeront de leur prestataire de restauration comme Sodexho, Elior ou Compass Group de supprimer la viande nitrée dans les repas servis dans leurs cantines.

Alors que les préoccupations des Français n’ont jamais autant été tournée vers les enjeux de qualité des aliments dans le prolongement du développement du Nutriscore ou de Yuka, une fois encore, les Maires seront à l’avant-garde de combat pour la santé de nos enfants avant qu’il ne soit trop tard !  

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