Municipales

Alliances : David Samzun en marche vers Macron


Voir la liste du candidat sortant donner aux autres des leçons sur la clarté vis-à-vis des Nazairiens en faisant du chantage à l’extrême-droite dans la perspective du second tour ne manque pas de sel.  Dans l’opacité, par des négociations obscures, le candidat sortant cherche à sortir de son isolement politique total par un rapprochement avec LREM pour le second tour, en le cachant aux Nazairiens. 

Alors qu’il a largement mobilisé ses réseaux d’appareil, au niveau départemental et parisien, pour tenter de récupérer, sans succès, l’investiture que le PS a gelée, il rencontrait en parallèle les représentants d’Emmanuel Macron. Le candidat sortant a ainsi rencontré en juin Audrey Dufeu-Schubert et l’ancien ministre Stéphane Travert (chargé de structurer les réseaux de “l’aile gauche de la majorité”) au restaurant “La Plage” puis dîné avec la députée macroniste en décembre pour orchestrer le rapprochement avec LREM. Cette dernière rencontre s’est déroulée quelques jours avant le “lâchage” de Jean-Michel Texier par LREM.

La langue de bois maladroite du candidat LREM, qui n’émet aucune critique sur le maire, qui reprend les mêmes propositions, qui refuse d’indiquer la position de sa liste (s’il arrive à la monter) pour le second tour, ne trompe d’ailleurs personne. 

Dans son discours de lancement de campagne, Gaëlle Bénizé-Thual rappelait la dérive politique du maire, très éloignée de l’union de la gauche élue par les Nazairiens en 2014. Force est de constater que cette dérive et cette duplicité s’amplifient encore dans la campagne. Comme Emmanuel Macron, le candidat sortant est passé maître dans l’art du “en même temps”. 

Il se prétend de gauche et en même temps, il a soutenu Emmanuel Macron lors de l’élection présidentielle et voté LREM lors du second tour des élections législatives.

Il se présente comme le rempart contre l’extrême-droite, et en même temps, il a fait voter en conseil municipal un vœu en faveur de l’expulsion des gilets jaunes pendant la trêve hivernale, avec le soutien de LREM et du RN. 

Il participe brièvement à une manifestation sur les retraites et en même temps, la municipalité fait pression sur des agents pour les dissuader de faire grève. 

Il exclut une partie des socialistes, les communistes, les écologistes de sa liste et en même temps, il accueille sur sa liste des candidats de droite issus du Modem et de l’UDI.

Ses documents de campagne se parent de rouge et vert et en même temps, le mot gauche n’y figure même plus.

Il prétend vouloir un débat sur le fond et en-même temps, il invective et insulte les élues de gauche qui s’opposent à lui, en les assimilant à l’extrême-droite.

Cette stratégie d’évitement et de confusion, qui avait déjà contribué à égarer des électeurs de gauche trompés par Emmanuel Macron et les élus qui l’ont soutenu en 2017 n’est pas acceptable.  

Avec nous c’est clair : notre projet est à gauche et notre démarche sans ambiguïté. Nous sommes la seule liste de rassemblement de la gauche à Saint-Nazaire. Au second tour, nous voulons l’alliance avec les forces de la gauche et de l’écologie, claires sur les valeurs et les pratiques politiques. 

Les Nazairiens ont le droit de connaître les intentions du candidat sortant. 

Voter Samzun, c’est voter Macron. 

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