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Risque climatique : il faut changer de braquet à Saint-Nazaire.

Le rapport de l’Agence européenne de l’environnement et les cartes publiées ce lundi confirment les données sur lesquelles nous travaillons depuis des mois, qui prévoient une exposition très grave au changement climatique pour notre ville et notre région. Il ne s’agit plus seulement de diminuer l’impact environnemental de nos activités, mais de préparer notre ville au changement climatique et à ses effets.

A Saint-Nazaire, la montée des eaux de 1 à 2 m au cours du siècle va avoir des conséquences très concrètes.  Sa situation exceptionnelle, entre Estuaire, Océan et Brière est aujourd’hui un atout qui va devenir un risque demain. Le défi est double : protéger l’habitat et les équipements existants des risques d’inondations d’une part (au travers de digues, mais aussi en améliorant nos réseaux d’évacuation des eaux et en faisant des choix d’investissement judicieux pour qu’ils ne soient pas exposés à la montée des eaux), mais aussi accepter que l’eau reprenne ses droits dans certaines zones, et s’y adapter (en préservant les terres de l’artificialisation et en anticipant les conséquences sur l’urbanisme).

Dans les prochaines décennies, le changement climatique déjà engagé va faire évoluer le climat de Saint-Nazaire vers des températures proches de celles de Lisbonne. Nous devons dès aujourd’hui lancer un plan d’adaptation de notre agriculture à ce changement. Pour permettre à la ville de rester vivable, il nous faut dès maintenance planter 25 000 arbres, d’essences adaptées. C’est une impérieuse nécessité pour créer les îlots de fraîcheur, produire de l’ombre, dans une ville bien trop minérale.

L’urgence climatique nous presse de diminuer notre impact environnemental, et en premier lieu nos émissions de gaz à effets de serre.  Nous voulons que cette transition écologique soit populaire, qu’elle se fasse dans la justice. Saint-Nazaire doit devenir plus sobre, plus résiliente. Il nous faudra construire des changements culturels, sur l’usage de la voiture, sur la consommation d’eau par exemple, mais aussi sur notre modèle économique qui doit amplifier son virage vers les énergies nouvelles et des transports non polluants.

C’est le sens de nos propositions pour l’eau ou les transports : un changement d’ampleur total des politiques publiques qui se doivent de montrer l’exemple et une transition écologique populaire. Nous ne nous en sortirons pas en appliquant les petites recettes habituelles défendues par le candidat sortant, dont la logique était presque celle du déni lors du dernier conseil d’agglomération. Nous irons au-delà du plan climat air énergie territorial de l’agglomération en visant 40% de baisse de consommation en 2040, avec 30% de production renouvelable. Nous mettrons notamment en place :

  • Le tarif social de l’eau, avec les premiers m3 gratuits et une tarification progressive
  • La gratuité des transports publics pour les usagers, qui a fait ses preuves dans de nombreuses villes comparables à Saint-Nazaire et un réseau cyclable bien plus important et mieux protégé
  • Une coopérative municipale des nouvelles énergies, chargée de développer une production locale d’énergie renouvelable et d’agir pour les économies d’énergie. Un plan d’implantation de panneaux solaires, de dispositifs micro-éoliens, de biomasse, sera mis en place sur les bâtiments municipaux.
  • Un campus destiné à la formation vers les énergies renouvelables.
  • Un travail à mener avec les entreprises locales pour mener ensemble les changements nécessaires.

contact@saintnazaireensemble.fr –  07 49 44 72 52 

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